L’évolution des codes-barres et des technologies
1) Avec l’émergence des codes 2D et du GS1 Digital Link, quels changements observez-vous chez vos clients en France ?
Bruno ROLLAND : “Le sujet est d’actualité. Le QR code au format GS1 Digital Link est annoncé comme l’avenir du code barres. Certains acteurs se sont déjà lancés avec des projets pilotes.
On peut résumer le projet de marquage autour de 2 enjeux stratégiques : la modification du packaging et les données à encoder.
Modification du packaging : ajouter un code sur le packaging actuel n’est pas toujours évident. En effet, la modification du facing d’un produit ne se fait pas en un claquement de doigts. Ainsi, dans un premier temps, le code QR va cohabiter avec le code EAN 13. Par ailleurs, des préconisations de GS1 doivent être respectées pour éviter le double scan d’un produit en caisse.
La donnée qu’on va mettre dans le code. Je relève 2 possibilités:
- S’il s’agit uniquement d’une donnée fixe (le code GTIN de l’article), l’implication relève d’un changement de décors sur les packagings. Et le fonctionnement sera identique à l’actuel pour un code EAN13.
- Si les industriels décident d’ajouter des données variables au QR Code alors 2 alternatives possibles :
- Dans le premier cas, le marquage du code QR, incluant un numéro de série, est réalisé par le fournisseur du packaging. Ce code est ensuite scanné sur la ligne de conditionnement du fabricant pour être rattaché, informatiquement, au lot et à la péremption en cours de fabrication.
- Le second cas consiste à imprimer le code QR, avec les données variables, au passage des produits sur les lignes de conditionnements. L’industriel doit entamer une réflexion sur la capacité de ses systèmes de marquage actuels à imprimer des codes en dynamique. Et le cas échéant à prévoir un investissement vers de nouvelles technologies”
Grégory PETIT : “J’estime que tout l’intérêt de migrer vers le QR code augmenté GS1, réside dans sa capacité à contenir ces données variables. Pour faciliter les retrait rappel, repérer des produits dont la péremption est proche ou passée et assurer une meilleur traçabilité du produit.”
2) Quels conseils donneriez-vous aux entreprises françaises qui souhaitent anticiper cette évolution des codes-barres et donc la transition vers les codes 2D ?
Grégory PETIT : “Je leur conseillerais tout d’abord de créer un groupe de travail multidisciplinaire. En effet, cela permet de bien cadrer le projet. Cela aide également à maîtriser les dimensions digitales, techniques et financières d’un projet d’intégration du QR code aux standards GS1 Digital Link. Ensuite, il convient de tracer une roadmap pour le projet d’implémentation de la solution idoine. Enfin, il est essentiel de se projeter le plus loin possible.
Une bonne connaissance des spécifications des standards GS1 est également indispensable. Pour éviter de créer des codes QR qui ne soient pas exploitables par la suite uniquement car ils sont mal conçus ou mal imprimés. Désormais, ce code va permettre de vendre un produit lors de son scan en caisse. Il ne faut donc plus le considérer comme un élément de décors purement marketing.”
3) Comment Axicon innove pour répondre à cette évolution des codes-barres et des technologies ? Aux nouveaux enjeux de traçabilité et de conformité réglementaire ?
Bruno ROLLAND : “Déjà, nous suivons cette activité réglementaire de très près. En effet, notre directeur technique UK fait partie du groupe de travail qui établit les standards ISO concernant les codes-barres.
De mon côté, je participe au comité de déploiement du code GS1 Digital Link de GS1 France. Ainsi, ce travail de veille nous permet d’actualiser nos logiciels. Cela nous permet également de répondre aux changements normatifs.”
Grégory PETIT : “Ainsi, nous nous présentons comme un facilitateur du déploiement de ce fameux code QR. Notre ambition est de vulgariser les prérequis techniques dans nos solutions. Par exemple, les vérificateurs Axicon intègrent désormais la fonctionnalité de validation de la syntaxe Digital Link URI pour les codes QR. Cela vient en plus du contrôle de leur résolution.
Par ailleurs, sur le plan de la formation, nos ateliers de coaching à la rédaction de cahiers des charges industriels permettent d’améliorer la gestion de la granularité entre services. Ils facilitent également les échanges avec les sous-traitants.”
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